L’école du bourg d’Eyburie

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Firmin Donnève nommé par le comité d’arrondissement le 18 octobre 1834 fut sans doute le premier instituteur à exercer à Eyburie. Il enseigna dans un local fourni par lui-même du 1er janvier au 31 mars 1835, date à laquelle il donna sa démission. Il n’y eut pas d’autre enseignant dans la commune jusqu’en 1848.

Pourtant, la loi Guizot (un clic sur "Guizot" renvoie au texte de la loi) du 28 juin 1833 qui ouvrait la voie à la généralisation de l’enseignement élémentaire décrétait : toute commune est tenue d’entretenir au moins une école primaire élémentaire”. Mais, les moyens financiers de la commune d’Eyburie étaient insuffisants pour lui permettre d’envisager la construction d’un bâtiment ou même de louer un local adapté.

C’est en 1847, après la translation du bourg que la décision de fonder une école fut adoptée. Cette création aurait lieu moyennant l’attribution à l’instituteur d’un traitement de 200 F et d’une indemnité de logement de 120 F pour l’année 1848. En conséquence, une aide de 170 F fut sollicitée auprès du département, la commune ayant voté une contribution de 150 F. A cela, s’ajoutait une rétribution des familles fixée à 1,50 F par enfant et par mois. Le nombre d’élèves indigents autorisés à fréquenter gratuitement l’école serait limité à 8. Il avait été recensé 86 enfants en âge de fréquenter l’école pour une population de 1 452 habitants.

Le 10 février 1848, les élus procédèrent à la nomination du premier instituteur d’Eyburie : c’est la candidature de Jean-Baptiste Vauzange qui fut retenue. Le 11 juin, ils allouèrent une somme de 80 F à l’enseignant, pour son traitement de secrétaire de mairie. Ils demandèrent un secours pour l’achat de mobilier scolaire.

En hiver, 25 garçons (19 payants) et 9 filles (8 payantes) fréquentèrent l’école. En été, seulement 12 garçons et 2 filles furent inscrits pour une population de 1 488 habitants. La rétribution s’éleva à un total de 250 F pour l’année scolaire.

Installer une salle de classe et trouver un logement pour l’enseignant ce n’était pas facile, ainsi qu’en témoigne une lettre de Jean-Baptiste Vauzange adressée au préfet le 12 octobre 1848 :

“Citoyen Préfet,

J’ai l’honneur de vous informer que depuis huit mois que j’exerce les fonctions d’instituteur dans la commune d’Eyburie, je n’y ai pu trouver un logement convenable tant pour moi que pour recevoir mes élèves.

Sur le plateau du Puy de Sagne, seul endroit où je puis me fixer parce qu’il est appelé à devenir le nouveau chef-lieu de la commune et qu’il en est le point central, y sont construites trois maisons, servant d’auberges. Une d’elles, celle du Sieur  Peyrichoux, où j’ai fait la classe jusqu’à ce jour et au sujet de laquelle le conseil municipal a pris plusieurs délibérations pour que vous en approuviez la vente, peut seule réunir, avec les réparations nécessaires, les conditions voulues pour une maison d’école. Il serait urgent, Citoyen Préfet, que vous vous en occupiez le plus tôt possible, attendu qu’il me serait impossible de continuer ma classe si, pendant les vacances qui se prolongeront jusqu’à la fin de ce mois, des réparations n’étaient pas faites. La maison dont il est parlé, n’a que quelques torchis qui font une cuisine et une chambre au rez-de-chaussée.

Votre sollicitude éclairée pour l’instruction primaire me fait espérer, citoyen Préfet, que vous agréerez favorablement ma demande.

Salut et fraternité

L’instituteur d’Eyburie,”

En 1857, la classe se tenait dans une salle louée à M. Lagarde, propriétaire à Sagne. Le prix du loyer était fixé à 140 F par an, jugé trop cher par l’inspecteur qui affirmait que la somme de 110 F serait suffisante pour ce local : une pièce de 6 m sur 5 m par 2,90 m de hauteur. Au sujet de la salle de classe, l’inspecteur écrivait :

La salle de classe est bien éclairée et bien aérée, elle est suffisante pour le nombre des élèves, mais il faut passer dans la cuisine de l’instituteur pour arriver dans cette pièce. Il n’y a pas d’autre local à affermer au village de Sagne qui se compose de quatre maisons.”

Le 1er mai 1858, un nouveau bail fut passé pour cinq ans, avec Pierre Val et son gendre Jean Terrassoux, chez Maître Brugère notaire à Uzerche. Le loyer de la maison d’école se montait à 120 F par an. La salle de classe se trouvait au rez-de-chaussée : une pièce de 6,50 m par 4,50 m et 3 m de haut éclairée par deux fenêtres, donnant, l’une sur la route d’Objat à Eymoutiers et l’autre à l’ouest sur un verger en partie à l’usage de l’instituteur. Pour y accéder, il fallait là encore traverser une dépendance du logement de l’instituteur situé au 1er étage : un appartement assez peu convenable selon l’inspecteur. Dans le bâtiment, se trouvait également la forge du maréchal-ferrant.

Martin Leymarie enseigna à Eyburie de 1866 à 1873. Le 8 février 1866, le conseil municipal lui accorda une somme de 60 F comme indemnité pour organisation de cours d’adultes à la demande du préfet et de l’inspecteur d’Académie. Lors de sa visite en 1870, l’inspecteur compta 42 écoliers présents. En tout, 105 garçons âgés de 7 à 13 ans avaient été recensés dans la commune, mais 30 seulement fréquentaient l’école régulièrement. L’instituteur fut donc incité à faire des efforts pour augmenter la fréquentation scolaire. En ce qui concerne la moralité du maître, les renseignements recueillis auprès des autorités étaient satisfaisants. Toutefois, ses relations avec le curé étaient froides : M. Leymarie lui ayant fait plusieurs visites que le prêtre n’avait pas rendues. L’inspecteur conclut son rapport en écrivant : 

Cela ne m’étonne pas, M. le curé a très peu de portée et il est systématiquement hostile à l’instruction. Il n’a jamais visité l’école dont il est disposé à détourner les enfants. Il l’a déjà fait, m’assure-t-on, du haut de la chaire de vérité.” 

L’enseignant avait ouvert en 1870, une souscription pour la création d’une bibliothèque.

L’école de filles fut créée en 1869. La Loi Duruy du 10 avril 1867 stipulait : « Toute commune de 500 habitants et au-dessus est tenue d’avoir au moins une école publique de filles ». Un contrat de location d’un montant de 110 F fut alors signé avec le Sieur Terrassoux pour la salle de classe et l’appartement de l’enseignante situé au-dessus et le conseil affecta une somme de 35 F à l’achat du mobilier scolaire. L’école se tiendrait donc dans le local qui avait été loué jusque-là pour les garçons.

En 1871, le traitement de l’institutrice s’élevait à 500 F.

Après la création de l’école de filles, les garçons se retrouvèrent dans le local qui avait été loué par la municipalité jusqu’en 1857. L’instituteur Martin Leymarie en donnait la description dans une lettre adressée à l’inspecteur le 22 mars 1869.

Monsieur l’Inspecteur,

[...] J’ai l’honneur de vous informer que le logement indiqué dans le bail ci-joint est le seul disponible pour le moment. il se compose d’une cuisine avec une petite chambre à côté, d’un salon qui servira de salle d’école et d’une petite chambre. Pour aller dans la classe, les élèves seront obligés de passer dans la cuisine ; d’un autre côté, pour aller dans la chambre du salon, il faudra passer dans la classe. C’est assez désagréable, mais il faut s’y soumettre en attendant mieux. D’autre part, cette maison a servi d’autres fois à loger l’instituteur et l’école. [...]”

Après la guerre, en 1873, le conseil municipal décida d’acheter à Pierre Donnève, propriétaire au chef-lieu de la commune, un ensemble d’immeubles constitué de deux maisons d’habitation séparées par une grange de 13 m de long sur 5 m de large. Le domaine d’une superficie de 20 à 21 ares comprenait également deux cours, un jardin et un pré. Les constructions récentes, puisque réalisées en 1867, étaient solides, mais l’intérieur inachevé. Par arrêté du 29 janvier 1875, le préfet de la Corrèze autorisa la municipalité d’Eyburie à contracter un emprunt de 15 000 F auprès de la société du crédit foncier.


La première maisonnette (aujourd’hui, la cantine) d’une surface de 86 m2 comprenait une cuisine, deux chambres, un cabinet, une cave et un grenier. Elle servit de logement de fonction pour le directeur de l’école de garçons.




La deuxième habitation (de nos jours salle de garderie) comportait une cuisine pavée, une chambre planchée en chêne et une cave située sous la chambre. Elle logeait la directrice de l’école des filles ou l’adjoint de l’école des garçons.




La grange de 112 m2 qui ne pouvait pas servir fut démolie et les matériaux récupérés pour la construction de l’école.

L’adjudication des travaux eut lieu à Tulle le 29 mai 1875. Elle fut consentie en faveur de Gabriel Michel Bercut, peintre et négociant à Uzerche moyennant un rabais de 2,5 % sur le prix du devis. Le bâtiment de 22,30 m de long et 8,90 m de large serait divisé par deux murs de refend épais de 0,55 m laissant aux classes une longueur de 5,50 m pour la plus petite et de 10 m pour l’autre. Et la salle de mairie intermédiaire mesurerait 4,50 m de long. Les murs extérieurs auraient une épaisseur de 0,60 m.

La construction de cette maison d’école était urgente, car les salles de classe louées dans le bourg et les logements des enseignants étaient inconfortables comme en témoigne encore la lettre de l’instituteur Soursac adressée à l’inspecteur le 13 juin 1874 :

“Monsieur l’Inspecteur,

Le chef-lieu, de la commune d’Eyburie, de création récente, n’est composé que de quelques habitations et les locaux destinés aux écoles laissent à désirer sous tous les rapports. La commune est menacée sans cesse de fermer l’une d’elles.

Pour l’école des garçons, soixante-huit élèves n’ont à respirer que soixante-sept mètres cubes d’air et sont dans une salle si exiguë qu’ils ont peine à y contenir. L’instituteur n’a pour ainsi dire pas d’habitation, les élèves traversent la pièce principale de son logement pour arriver à la salle d’école.

Madame l’Institutrice n’est pas mieux partagée. Sa demeure est plutôt une grange qu’une maison, elle sera inhabitable en hiver, car le plancher du grenier manque ; la salle d’école a pour ciel un toit en chaume. De plus, la lumière sera insuffisante n’étant fournie que par une ouverture. [...]”

Le 9 juin 1878, le conseil municipal demanda au département une subvention de 600 F pour l’achat de mobilier scolaire, étant donné son manque de ressources après l’acquisition des bâtiments scolaires, leur aménagement ainsi que celui des logements de l’instituteur et de l’institutrice à une époque où il y avait peu de subventions.

“M. le Président donne lecture d’une circulaire de M. le Préfet du 26 mai dernier faisant ressortir les avantages de la loi relative aux maisons d’école, et propose au conseil de demander une subvention pour achat de mobilier scolaire.

Le conseil, justement préoccupé de tout ce qui peut contribuer à la prospérité de ses écoles et aux progrès de l’instruction primaire dans sa commune, s’associe avec empressement et à l’unanimité à l’idée émise par M. le maire. Il reconnaît tout en le déplorant que les écoles possèdent à peine les objets mobiliers de première nécessité, que ces objets sont eux-mêmes pour la plupart détériorés et demandent souvent des réparations et que cette insuffisance de mobilier scolaire nuit d’une manière très sensible aux progrès des élèves aussi bien qu’à la bonne direction des écoles. Il regrette vivement que la modicité des ressources dont dispose la commune et les nombreuses charges qui pèsent sur elle ne lui aient pas permis de doter ses salles d’école d’un matériel suffisant.

Considérant d’ailleurs que la commune d’Eyburie est une des premières qui se soit préoccupée de l’amélioration du sort des instituteurs et de la santé des élèves, en donnant aux premiers des logements convenables avec de beaux jardins et à tous, des salles d’école vastes, bien aérées et très saines, que pour couvrir les dépenses auxquelles donnèrent lieu l’achat du terrain et du logement de l’instituteur, la construction des salles d’école, de la mairie et du logement de l’institutrice, la commune dut avoir recours à un emprunt considérable qui la grèvera pendant de longues années. Considérant que ces constructions, bien qu’encore récentes ont été faites à une époque où l’État n’accordait que des secours d’une importance secondaire, surtout si on les compare à ceux qu’obtiennent actuellement les communes qui achètent ou font construire des maisons d’école.

Le conseil municipal, espérant que le ministère voudra bien avoir égard à la pénurie des ressources de la commune d’Eyburie et aux lourds sacrifices qu’elle s’est imposés sollicite une subvention de six cents francs qui seraient affectés à l’ameublement des salles d’école et prie instamment M. le Préfet de vouloir bien comprendre la commune d’Eyburie.”

 

La loi Duruy du 10 avril 1867 permettait aux communes qui le souhaitaient, d’entretenir une ou plusieurs écoles entièrement gratuites en utilisant en plus de leurs ressources propres, le produit d’une imposition extraordinaire n’excédant pas quatre centimes additionnels au principal des quatre contributions directes. Le 21 novembre 1878, les conseillers réunis avec les plus fort imposés votèrent, conformément à cette loi, par 12 voix contre 3 un impôt additionnel extraordinaire de 4 centimes. L’école fut donc gratuite à Eyburie à partir du 1er janvier 1879.

En raison du nombre élevé d’enfants fréquentant l’école de garçons (80 inscrits), le conseil municipal sollicita la nomination d’un instituteur adjoint pour la rentrée 1882. La salle de classe fut divisée en deux pièces par une cloison posée dans le sens de la largeur.

La loi Jules Ferry du 28 mars 1882 rendait l’enseignement obligatoire pour les enfants de 6 à 13 ans. Une commission scolaire fut instituée pour surveiller et encourager la fréquentation de l’école. Une subvention de 20 F fut affectée à la création d’une caisse des écoles pour venir en aide aux élèves nécessiteux par l’achat de fournitures. Les conseillers présents participèrent également en versant chacun un don. Dès 1884, afin de créer des ressources qui permettraient le fonctionnement de la caisse des écoles, un tarif fut fixé pour les relevés de plans et de matrices cadastrales.

En 1883, le chauffage des classes fut mis à la charge des communes, les élus évaluèrent la dépense à 50 F pour les trois écoles.

                   M. le Maire expose au conseil que d’après une circulaire ministérielle, le chauffage des écoles est mis à la charge des communes, et invite cette assemblée à délibérer sur la question. Le conseil, après examen reconnaît que le chauffage des trois écoles de la commune exige environ six brasses de bois dont la valeur à 8 francs 50 centimes la brasse est de 50 F et vote à l’unanimité la somme nécessaire pour cet achat.”

                    

Le 22 février 1885, sur conseil du directeur de l’école de garçons, les élus demandèrent la nomination d’un instructeur de gymnastique et d’exercices militaires.


L’achat du matériel nécessaire à l’enseignement de la couture dans les classes de filles étant désormais à la charge de la commune, cette dépense fut évaluée à 0,75 F par an et par écolière. Elle s’élevait en 1899 à un total de 75 F, à savoir :

-     pour l’école du bourg : 56,25 F

            -     pour l’école des Canardières : 18,75 F

Il y avait donc 100 filles scolarisées en tout : 75 d’entre elles étaient instruites à l’école du bourg, et les 25 autres se rendaient au hameau des Canardières.

En 1905, le conseil municipal envisagea la construction d’une pièce contiguë à celle qui existait, afin d’obtenir la création d’un poste d’adjointe à l’école des filles. En effet, on comptait 80 fillettes à l’école du chef-lieu. En 1910, rien n’était encore fait et les élus demandèrent que l’instituteur M. Sage soit autorisé à prendre dans sa classe le cours moyen des filles attendu qu’il y avait trop d’élèves pour une seule maîtresse et que la salle de classe était trop exiguë.

En 1911, un poste d’adjointe fut accordé. En attendant que des travaux d’agrandissement puissent être entrepris, les conseillers crurent avoir trouvé une solution. Ils suggérèrent d’installer l’une des classes dans une chambre du logement des enseignants M. et Mme Sage : une pièce de 4,20 m sur 4 m. Ce qui ne serait possible qu’à condition que Melle Sage alors en poste à Lestard soit nommée adjointe de sa mère. Mais, le préfet répondit :

1.   La salle proposée pour recevoir une classe n’est pas assez spacieuse.

2.   Il faut pourvoir au logement de l’adjointe.

3.   Le choix de la maîtresse ne saurait être arrêté à l’avance.

En 1923, 57 élèves fréquentaient la classe unique de l’école de filles. Le conseil municipal demanda l’aménagement d’une seconde classe, de préaux, latrines, et la construction d’une mairie et de logements de fonction. L’adjudication des travaux n’eut lieu qu’en 1928, mais une deuxième classe de filles fut installée provisoirement dans la mairie vers 1927.

“Nous devions sortir dans la cour chaque fois qu’il fallait libérer la salle pour un mariage”, se souvient une ancienne élève.

Ce n’est qu’à partir de 1932, lorsque le bâtiment fut achevé que la 2ème classe de filles put occuper pour de bon la salle libérée par la mairie.

 

La cantine fut créée en 1946 dans l’ancien logement de l’institutrice. Puis, en 1955, on l’installa dans la maisonnette où elle se trouve encore actuellement, lorsque M et Mme Bordas, derniers instituteurs à y loger, déménagèrent dans l’appartement de fonction situé au-dessus de la mairie. Les parents d’élèves en assurèrent la gestion jusqu’au 1er janvier 1959, date à laquelle elle passa sous le contrôle de la municipalité qui fixa alors le prix du repas à 35 F (anciens francs).

L’école devint mixte en 1951 et comptait encore 4 classes.

 

En octobre 1953, le conseil municipal ouvrit un crédit de 291 295 F pour le forage d’un puits et l’installation d’une pompe électrique afin d’alimenter en eau l’école du bourg. Mais, les logements de fonction et la cantine ne furent raccordés au réseau d’eau courante qu’en 1957.

En 1955, la commune entreprit des travaux importants de rénovation lors de la suppression de la 4ème classe: réfection de la façade ouest, peintures, crépis et remplacement du mur intérieur par une cloison mobile que l’on replierait pour les activités extrascolaires (projection de films, lotos, bals...) organisées par l’association des parents d’élèves, aménagement de la cantine dans l’ancien logement de fonction. Le devis de ces transformations s’élevait à 1 480 000 F. La municipalité sollicita une subvention et demanda l’autorisation de traiter de gré à gré avec une entreprise sur appel d’offres en raison du manque de temps pour organiser une adjudication publique et pour que les transformations puissent être exécutées pendant les vacances scolaires.

 

En septembre 1962, l’école du bourg accueillit les élèves de la classe unique du Châtaignier qui venait de fermer. Il y eut 3 classes jusqu’en 1972.

Le chauffage central remplaça les poêles à bois dans les classes et la cantine en 1970.

En 1989, l’inspection académique souhaita l’implantation d’une maternelle avec un regroupement pédagogique intercommunal. A la suite du refus catégorique des enseignants et de la municipalité de Condat, le conseil municipal d’Eyburie fit exécuter en 1990 les travaux d’assainissement, nécessaires à la construction de sanitaires adaptés. La maternelle ouvrit ses portes à la rentrée 1991 grâce au soutien de l’inspecteur d’Académie, M. Bottin, de la commune de Meilhards et surtout de M. Forestier, l’inspecteur départemental de la circonscription. Le 2ème poste fut alors transformé en classe unique. A l’arrivée du 20ème élève en primaire, l’Administration accorda en 1992 une demi-décharge, puis l’ouverture d’une troisième classe en septembre 1993.

Le R.P.I Condat/Eyburie se mit finalement en place à la rentrée 2000 et le troisième poste fut alors affecté au Réseau Rural d’Education du Pays d’Uzerche qui comprend les écoles de Meilhards, Masseret, Eyburie, Salon la Tour et Condat sur Ganaveix. Une convention signée tous les trois ans entre les municipalités des communes concernées et l’éducation nationale permet la mutualisation des moyens financiers pour :

-    organiser diverses rencontres entre les élèves : sport, lecture, spectacles...

-    procurer aux écoles un matériel commun : livres, équipement scientifique et sportif, ordinateurs...

-    disposer d’un enseignant supplémentaire qui intervient dans les classes un jour par semaine pour animer des séquences selon les axes pédagogiques déterminés au début de chaque année scolaire.

Mais... pour combien de temps encore ?


                              Pierre Counil et Annie Fadernat

                          Sources : Archives départementales et registres des délibérations du conseil municipal d’Eyburie


EYBURIE est une commune du canton d'Uzerche
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